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Mon
nom est Xavier Deutsch. Je suis né à Leuven (en Belgique) le 9 février
1965, dans un milieu normal. Mon enfance a été normale, j'ai suivi des
études normales. J'ai à ce jour publié une trentaine de livres ainsi que de nombreux textes dans la presse ou des ouvrages collectifs. J'ai écrit plusieurs pièces de théâtre, j'anime des ateliers d'écriture. Les arts plastiques me passionnent, et mes textes accompagnent régulièrement les travaux de photographes et de peintres. |
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| J'aime
la vraie vie. J'aime la lenteur et le silence. J'aime allumer un feu dans
ma cheminée avec deux allumettes, pas de papier, une poignée de brindilles
et du petit bois, ou trois braises du feu de la veille, rien de plus. J'aime ce qui est réel, et pas virtuel. J'aime avoir mes amis dans un bistrot, pas sur Facebook. J'aime lire un livre en papier, pas sur l'écran d'un iPad. J'aime avoir froid en hiver, chaud en été, je n'aime pas la clim. Je retrouve ma route sur une carte ou à l'instinct, je n'ai pas de GPS. Et je préfère avoir des oiseaux dans mon jardin plutôt que sur la sonnerie de mon gsm. J'aime les arbres, les oiseaux, les cartes de géographie, le feu, les pommes, le whisky d'Ecosse et d'Irlande. J'aime bien mon pays. Et le Standard de Liège. L'Yonne et la basilique de Vézelay. J'aime ma femme. |
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| J'aime
lire des romans. Ma tendance générale ne me porte pas à l'aventure. On me reproche parfois de ne pas m'intéresser beaucoup à mes contemporains. C'est vrai. Je lis Maupassant, je lis Jack London, Stevenson, Giono, Zola. Je vénère Flaubert, et je place au pinacle Georges Simenon : mon père en littérature, un des quatre ou cinq plus grands écrivains (avec Céline, Garcia Marquez, Jim Harrison) du XXème siècle. J'ai lu ses deux cents romans, je suis en train de les relire tous, un par un. Après avoir tourné la dernière page de Moby Dick, d'A la recherche du temps perdu, de Don Quichotte ou du Voyage au bout de la nuit, je me suis senti devenir un autre homme. Ma vie n'avait plus la même couleur qu'avant. C'est assez rare que je puisse en dire autant de romans plus récents, mais je vous recommande quelques superbes textes : les nouvelles de Franz Bartelt, Quatre soldats de Mingarelli, Montedidio d'Erri De Luca, Le moindre des mondes de l'Islandais Sjon. Les Contes de la rose pourpre de Michel Faber, Floraison sauvage d'Appelfeld, De l'art de conduire sa machine de Steven Carroll, ou les Dernières nouvelles du bourbier d'Ikonnikov. J'ai aimé lire Murakami sur le conseil d'une amie et, si vous avez des propositions à me faire, je suis preneur. J'aime lire des polars. Quelques anciens, encore : Le grand Meaulnes et Le petit Nicolas, Un singe en hiver d'Antoine Blondin, Le salaire de la peur de Georges Arnaud. Tant d'autres. J'aime lire aussi la presse, le journal chaque jour, " Le canard enchaîné " chaque semaine. Je suis curieux, je m'intéresse au Monde comme il est et comme il va. Je lis des atlas, des ouvrages sur la préhistoire, sur les oiseaux migrateurs, sur le Pôle Nord, sur la politique, sur les Celtes, sur la météo, sur l'origine et l'évolution des espèces, sur le langage, sur l'histoire des peuples, sur les peintres fauves et sur la photographie. Et la Bible de temps en temps. |
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Je suis
chez moi. |
Avec ma femme, Sabine. |
Au Burkina Faso, lors d'une mission préparatoire à l'écriture de Carnaval à Fada N'Gourma, pour les Iles de Paix. |
A la Foire du livre de Bruxelles, avec Thomas Gunzig. Cette photo est couverte par un copyright, mais je ne connais pas le nom de son auteur : s'il peut se signaler, je le mentionnerai aussitôt. |
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